Le Libre Accès pour les nuls ( Billet N°2)

Pourquoi auto-archiver ?

Pour être vu, mais aussi pour mieux voir.
Un chercheur gagne une visibilité accrue de ses travaux qui pourront être réutilisés plus facilement par les autres. Voir : « The effect of open access and downloads (‘hits’) on citation impact: a bibliography of studies » de Steve Steve Hitchcock http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html.


Mais un chercheur peut aussi gagner des idées nouvelles en lisant des travaux dans une sphère d’étude différente de la sienne. La toile lui permet d’avoir plus facilement un « déclic », devant une publication ressortie par hasard, parfois même dans une autre discipline. Voir à ce sujet, la partie N°3 de la thèse de Hans Dillaerts, p.208 . Troisième partie :« libre accès », « Accès sans barrière », vecteur de la créativité, de la pluridisciplinarité et de l’interdisciplinarité ? …. http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00768432

La visibilité accrue vient aussi de ce que les barrières des langues tombent. Voici 2 exemples :
Quand j’ai commencé à déposer dans notre archive en 2003, les premières publications des chercheurs du laboratoire de Physiologie de la Reproduction et des Comportements à l’INRA, un chercheur m’a demandé de mettre sa contribution en langue espagnole faite au cours d’un colloque en Amérique latine. Encore peu habituée aux possibilités de diffusion mondiale des archives OAI, j’ai été sceptique sur la portée de cette publication qui n’était pas en anglais. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu que c’était elle qui était la plus lue de toutes les publications qui se trouvaient dans l’archive : les téléchargements venaient de tous les pays hispanophones du monde.

Et voici aussi ce qu’écrit le recteur Bernard Rentier dans un courriel du 1er février adressé à la liste de discussion « accesouvert » : « En particulier, nous observons que les articles présents dans ORBi qui sont les plus téléchargés se situent dans le domaine des sciences humaines et en français. Il est regrettable que leur accès ne soit pas favorisé au maximum. »
Les chercheurs du monde, ont tous des capacités à lire des langues étrangères différentes et ils peuvent trouver ce qui les intéresse parmi les publications auto-archivées, alors qu’il est évident que leurs bibliothèques ne peuvent pas souscrire un abonnement à tous les périodiques du monde, publiés dans toutes les langues du monde.

Hélène Bosc

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